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Le Parabrahman : définition (la réalité ultime)

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Le Parabrahman : définition et signification. Qu’est-ce que le Parabrahman dans la philosophie hindouiste ? Qu’est-ce que la réalité ultime ?

“Parabrahman” est un mot sanskrit qui désigne l’Esprit Suprême, l’Absolu ou l’ultime réalité dans la philosophie hindouiste.

Etymologiquement, “Parabrahman” est composé de Para (supérieur, suprême) et de Brahman (puissance). Il est à ne pas confondre avec Brahma, premier dieu de la trinité des dieux hindous aux côtés de Vishnu et Shiva. A ce titre, on peut dire que Brahma est la manifestation ou l’incarnation du Parabrahman.

Le Parabrahman désigne une réalité au-delà de toute forme, concept, représentation ou description. C’est une réalité qui imprègne tout et qui est pourtant inconnaissable.

Entrons dans la définition du Parabrahman.

Lire aussi notre article : Qui est Dieu ?

Le Parabrahman : définition et caractéristiques.

Définition : le Parabrahman correspond à la réalité ultime qui est une, non-duelle, inconditionnée, sans attribut ni qualité. Ainsi, les manifestations du Parabrahman ne peuvent relever que de l’illusion : nous touchons ici à l’inconnaissable.

Le Parabrahman peut encore être vu comme la conscience supérieure qui coule dans toute chose, une sorte de présence consciente d’elle-même, omnipotente et omnisciente.

Le Parabrahman présente toutes les caractéristiques de Dieu, vu comme l’âme universelle. Il est en effet :

  • indéfinissable,
  • illimité,
  • infini,
  • absolu,
  • éternel (immortel),
  • sans début ni fin,
  • vide,
  • ineffable,
  • parfait,
  • abondant,
  • source de toute chose et de toute vie (ce qui rappelle le tao du taoïsme).

Le Parabrahman seul possède la capacité à être : il est l’existence qui sous-tend le cosmos.

Par ailleurs, le Parabrahman est aussi bien transcendant qu’immanent : il est toute chose et dépasse toute chose.

Parallèle avec Ein Sof (Kabbale).

Dans la Kabbale (courant mystique du judaïsme), Dieu est Ein Sof (littéralement “sans limite”) : il est l’infini, l’inconnaissable, l’essence cachée. Nous parlons ici de Dieu avant toute manifestation.

De même que le Parabrahman, Ein Sof n’a pas d’attribut, ce qui fait que personne ne peut véritablement savoir ou comprendre ce qu’il est. Ein Sof est donc un total mystère.

Dans le judaïsme, il est interdit de donner un nom ou d’attribuer une forme quelconque à Ein Sof. Dans l’Ancien Testament, Dieu permet toutefois aux hommes de le nommer d’après sa forme, qui correspond aux quatre lettres sacrées YHWH. L’absence de voyelles rend ce tétragramme difficilement prononçable.

Sommes-nous le Parabrahman ?

Le Parabrahman contient tous les êtres. On pourrait donc considérer que chacun de nous est Dieu : le Parabrahman serait notre véritable nature.

Pourtant, on aurait tort d’assimiler notre propre individualité, même éveillée, à Dieu. Nous sommes en effet des êtres limités, éphémères, inconstants et mortels, aussi bien dans notre corps que dans notre esprit… Nous n’avons aucune des caractéristiques de Dieu.

La goute de “je suis” contient l’univers en totalité. Comme vous comprenez la goutte, pouvez-vous être la goutte ? Le “je suis” indique le Parabrahman, mais il n’est pas le Parabrahman.
Nisargadatta Maharaj

Parabrahman : définition en lien avec le nirvana.

Dans la tradition hindoue, le nirvana (plus souvent appelé moksha) est la réunion avec le Parabrahman : c’est un état extatique.

Dans l’hindouisme traditionnel, l’âme atteint cet état après avoir vécu de nombreuses vies dans lesquelles elle grimpe à travers le varna (système de castes).

Lire aussi notre article : Ein Sof : définition (l’Essence cachée)

Modif. le 19 mars 2021

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