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Les niveaux de conscience : définition philosophique

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Qu’est-ce qu’un niveau de conscience ? Quels sont les différents niveaux de conscience ? Comment augmenter son niveau de conscience ?

Définition : Un niveau de conscience est le stade de développement spirituel d’un être humain. Il y aurait donc une échelle de conscience comportant plusieurs niveaux : inférieurs, intermédiaires et supérieurs. Les niveaux inférieurs seraient ceux de l’ignorance et les niveaux supérieurs seraient ceux de la sagesse et de la connaissance.

Remarque : Les niveaux de conscience sont liés à la sensibilité et à l’intelligence, mais pas uniquement.

Voir aussi notre article : La conscience : définition philosophique.

Voici une approche des différents niveaux de conscience chez l’être humain.

Les niveaux de conscience chez l’Homme : définition.

On peut établir la classification suivante des niveaux de conscience chez l’Homme.

Remarque : dans les premiers niveaux de conscience, l’individu est dominé par les causes qui le déterminent : patrimoine génétique, origine, éducation reçue, vécu, expérience, psychologie… Il ne prend pas de recul sur lui-même, il n’analyse pas les causes qui le conditionnent.

1) La conscience de niveau “survie individuelle” :

  • Objectif de l’individu : se protéger lui-même, survivre (y compris contre les autres). Il semble d’ailleurs que la conscience réflexive soit apparue chez l’Homme pour lui permettre d’être plus performant par rapport à son environnement.
  • Caractéristiques comportementales : instinct personnel, peur de l’autre, mécanismes de défense, action par réflexe, pulsions, usage de la force, domination, rapports utilitaires, intelligence au service de soi et au détriment des autres (ce qui peut entraîner exploitation, tromperie, vol, vengeance…). Comportements parfois pathologiques.
  • Caractéristiques morales : égocentrisme, prépondérance de l’intérêt personnel, fermeture, rejet, mépris, haine.

2) La conscience de niveau “survie de groupe” :

  • Objectif de l’individu : protéger et se mettre au service de son groupe d’appartenance (famille, clan, ethnie, parti, entreprise, nation, empire…).
  • Caractéristiques comportementales : intérêt général du groupe, solidarité de groupe, émulation au sein du groupe, performance, productivité, valeurs guerrières, héroïsme.
  • Caractéristiques morales : distinction entre le bien et le mal, ethnocentrisme, conservatisme, contrôle ou rejet des autres.
  • Caractéristiques sociales : lois, police, justice et armée. Institutions centralisées. Hiérarchie, pouvoir. Répression des comportements déviants. Méfiance vis-à-vis du reste du monde.

Remarque : Les niveaux de conscience 1 et 2 mêlés et exacerbés correspondent à une société capitaliste-impérialiste type XIXème ou XXème siècle.

3) La conscience de type “universalisme humain” :

  • Objectif de l’individu : comprendre et accepter les autres. Rechercher l’harmonie et la paix au sein de l’humanité. Se réaliser en aidant et protégeant les autres.
  • Caractéristiques comportementales : respect, réciprocité, tolérance, empathie, assistance, service.
  • Caractéristiques morales : égalité, fraternité, amour. “Je suis tout humain.”
  • Caractéristiques sociales : dialogue, démocratie réelle et sociale, décentralisation, diplomatie, progrès, rationalité, science, éducation, santé.

4) La conscience d’appartenance au règne vivant :

  • Objectif de l’individu : harmonie, paix et équilibre au sein de l’humanité, de la nature et du monde. Trouver sa juste place au sein de la nature.
  • Caractéristiques comportementales : respect de tout être vivant, tolérance, empathie.
  • Caractéristiques morales : égalité entre vivants, éthique, amour. “Je suis tout être vivant.”
  • Caractéristiques sociales : auto-organisation, fédéralisme, épanouissement personnel, progrès, recherche, innovation sociale en environnementale.

5) La conscience d’appartenance à l’univers (cosmos) :

Ce niveau de conscience serait caractérisé par l’effacement de l’individualité devant le principe d’interdépendance de toute chose : cf le Tao ou la vacuité bouddhiste (śūnyatā).

Ce “vide” ne veut pas dire absence d’existence mais fusion dans le Tout : je suis vide d’existence propre, je suis toute chose. La corporéité laisse place à l’esprit.

Ce niveau de conscience permettrait une forme de clairvoyance (“pleine conscience”), de lucidité, comme un “sixième sens”.

Remarque : Dans l’hindouisme et le bouddhisme, le nirvana est l’extinction du feu des passions et de l’ignorance, un apaisement et une libération, un Eveil, un détachement, ou encore la “paix intérieure”. C’est la fin de la croyance en un ego autonome : le niveau de conscience ultime.

L’échelle de conscience de Hawkins.

Selon le docteur David R. Hawkins, psychiatre et kinésiologue américain, l’évolution de l’humanité passe par les niveaux de conscience suivants :

  • honte,
  • culpabilité,
  • apathie,
  • peine,
  • peur,
  • désir,
  • colère,
  • fierté,
  • courage,
  • neutralité,
  • volonté,
  • acceptation,
  • raison,
  • amour,
  • joie,
  • paix,
  • illumination.

Le mystère de la conscience chez les végétaux.

Les végétaux n’ont pas de système nerveux ni de cerveau : ils n’ont pas de perception immédiate d’eux-mêmes et de leur environnement. Mais les végétaux disposent d’une forme d’intelligence avancée qui leur permet de s’adapter à leur environnement (patrimoine génétique, perception des changements environnementaux…). Il semble aussi qu’ils communiquent entre eux.

Les végétaux vivent et s’adaptent, acceptent tout, ne jugent pas. Auraient-ils atteint un niveau de conscience supérieur ?

Comment élever son niveau de conscience ?

Cette question est un peu paradoxale : en effet, vouloir augmenter son niveau de conscience part d’une intention égoïste, ce qui est incompatible avec un élévation spirituelle. Vouloir augmenter son niveau de conscience sous-entend “être supérieur aux autres”, ce qui est contradictoire la loi d’Amour. Élever sa conscience signifie au contraire comprendre, accepter et aimer, et non se croire supérieur ou meilleur que d’autres êtres vivants.

Ceci étant posé, on remarque que les éléments suivants peuvent influer sur le niveau de conscience :

  • l’expérience vécue,
  • un certain type d’éducation reçue,
  • l’intuition,
  • la recherche (sciences),
  • la réflexion (la raison).

L’utilisation de la réflexion (mental, raisonnement logique) est en effet un formidable accélérateur de la conscience : elle permet une meilleure connaissance de soi, ce qui permet à l’individu d’appréhender sa nature véritable, celle d’un être vivant dépendant de toute autre chose. On constate alors une transformation rapide de l’individu, de son mode de pensée et de son comportement.

Voir aussi notre article : La connaissance de soi rend libre : schéma.

Pour s’élever, il faut donc étudier, rechercher et réfléchir tout en prenant conscience de ses limites, préjugés, prédispositions, et en les laissant de côté. Il faut donc abandonner les notions de bien et de mal, accepter toute chose et en rechercher les causes, en toute objectivité.

Il faut s‘accepter (je suis ce que je suis), arrêter de se culpabiliser, arrêter de se juger soi-même, de juger les autres et le monde. La voie de la connaissance et de l’élévation est donc forcément un chemin de paix et de sérénité.

Le niveau le plus élevé : l’inconscient universel ?

Comme évoqué plus haut, le niveau de conscience le plus élevé serait l’oubli de sa propre individualité aboutissant à un dépassement de toute chose.

Ainsi la conscience réflexive ne ferait plus obstacle à la conscience cosmique.

niveaux de conscience et de développement humain

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