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L’égalité dans le bouddhisme

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L’égalité dans le bouddhisme : comment est-elle abordée ? Le bouddhisme est-il une philosophie égalitaire ?

L’égalité est le principe qui consiste à traiter chaque être humain avec attention et dignité. C’est une morale qui se fonde sur le respect.

En occident, la notion d’égalité concerne avant tout les droits de la personne en matière civile et politique ; c’est par exemple l’égalité devant la loi.

Le bouddhisme développe une vision assez différente de l’égalité, qui se fonde moins sur le droit que sur l’attention portée à l’autre. C’est donc une morale première, profonde, indissociable de la compassion.

Le bouddhisme considère que tous les êtres sont d’égale dignité ; or ces « êtres » englobent aussi bien les humains que les non-humains.

Voyons ce que signifie l’égalité dans le bouddhisme.

Lire aussi notre article : L’équanimité : définition selon le bouddhisme.

L’égalité dans le bouddhisme : définition.

L’enseignement bouddhique éclaire les causes de la misère de l’humanité, à savoir la souffrance dont nous sommes tous victimes et devant laquelle nous sommes malheureusement tous égaux.

Le bouddhisme se fixe pour objectif de rompre l’ignorance qui est à la base de cette souffrance, en particulier la méconnaissance des lois fondamentales de l’univers, au premier rang desquelles l’impermanence et l’interdépendance.

Mais cette ambition ne doit pas rester personnelle : le chemin doit être partagé. C’est ainsi que le bouddhisme allie sagesse personnelle et compassion pour les autres.

A ce titre, notons que la méditation bouddhique se termine habituellement par une dédicace destinée aux autres :

Puisse tous les êtres jouir du bonheur et des causes du bonheur,
Puisse-t-ils être libres de la souffrance et des causes de la souffrance,
Puisse-t-ils ne jamais être séparés du grand bonheur dénué de souffrance,
Puisse-t-ils demeurer dans la grande équanimité qui est libre de toute passion, de toute agressivité et de tout préjugé.

Cette dédicace traduit l’esprit d’amour et de compassion qui consiste à chérir les autres êtres vivants et à souhaiter les délivrer de leur propre souffrance.

Or cette bienveillance ne doit pas être sélective : elle s’adresse aussi bien à nos proches qu’à ceux que nous ne connaissons pas, qui nous semblent lointains ou différents.

L’égalité fondamentale des êtres humains dans le bouddhisme.

Dans le bouddhisme, les êtres humains possèdent les mêmes caractéristiques et le même potentiel d’éveil :

  • tous les êtres recherchent, consciemment ou non, le bien-être, l’équilibre et la cessation de la souffrance,
  • tous les êtres humains possèdent en eux l’état de bouddha, autrement dit chacun peut en théorie accéder à l’éveil complet.

Notons que le bouddha est l’être qui s’est éveillé mais aussi celui qui aider les autres à trouver le chemin de l’éveil et de l’équanimité (tranquillité, sérénité, détachement).

L’égalité homme-animal dans le bouddhisme.

Selon la philosophie bouddhique, les êtres humains ne sont pas les seuls à rechercher naturellement le bien-être et la tranquillité. Les animaux sont aussi concernés.

Autrement dit, les animaux souhaitent eux-aussi éviter la souffrance et trouver une certaine forme de bonheur stable. En ce sens, on peut parler d’égalité entre animaux et humains.

Cette idée nous amène à reconsidérer le lien entre l’Homme et l’animal, dans la droite ligne du concept d’interdépendance. Nous réalisons alors que nous ne pouvons être heureux que si nous permettons aux animaux de vivre normalement.

En tant qu’êtres sensibles, hommes et animaux jouissent donc d’une égale dignité : toute souffrance, humaine ou animale, doit être combattue.

Ouvrages pour comprendre le bouddhisme :

Modif. le 29 octobre 2021

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