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Instruction 3ème degré REAA : texte

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Instruction 3ème degré REAA : rituel complet. Voici le contenu de l’instruction au grade de Maître maçon, au Rite Ecossais Ancien et Accepté.

L’instruction au 3ème degré REAA (grade de Maître maçon) consiste en une série de questions-réponses qui résument le contenu de l’enseignement reçu au cours de la cérémonie d’exaltation.

Les principaux thèmes abordés sont l’Acacia, la parole perdue,

Voici donc le contenu de l’instruction 3ème degré REAA.

Instruction 3ème degré REAA : texte complet du rituel.

Lorsque cette instruction sera donnée en Chambre du Milieu, le 1er Surveillant fera les demandes et le 2nd Surveillant donnera les réponses.

D. – Etes-vous Franc-Maçon ?

R. – Mes Frères me reconnaissent pour tel.

D. – Quelles sont vos connaissances en Franc-Maçonnerie ?

R. – J’ai vu B. et J. et j’ai été constitué ensuite Maître Maçon.

D. – Etes-vous donc Maître Maçon ?

R. – L’Acacia m’est connu.

D. – Comment êtes-vous devenu Maître Maçon ?

R. – En passant de l’Equerre au Compas.

D. – Où travaillez-vous ?

R. – Dans une loge qu’on nomme la Chambre du Milieu.

D. – Que fait-on dans la Chambre du Milieu ?

R. – On travaille à la Gloire du GADLU.

D. – Comment êtes-vous parvenu à la Chambre du Milieu ?

R. – Par un escalier tournant, comportant 3, 5 et 7 degrés, séparés par deux repos.

D. – Que signifient les nombres de ces degrés et de ces repos ?

R. – Ils symbolisent l’instruction que j’ai reçue dans chaque grade.

D. – Que vous a-t-on appris au 1er degré ?

R. – A dégrossir la Pierre Brute et à constater l’existence des lois qui régissent le Cosmos, c’est-à-dire l’œuvre du GADLU symbolisé par le Delta rayonnant.

D. – Qu’avez-vous appris au 2nd degré ?

R. – J’ai été mis en possession des moyens et des objets de la Connaissance. J’ai été dirigé vers l’étude des Arts et des Sciences. J’ai appris à Glorifier le Travail et à me servir des Outils Symboliques, pour ériger, avec le concours de mes FF., le Temple à la Gloire du GADLU.

Enfin, j’ai vu l’Et. Flamb. !

D. – Qu’avez-vous trouvé, lors de votre réception au 3ème degré ?

R. – Deuil, tristesse et accablement !

D. – Qu’avez-vous remarqué dans la Ch. du Mil. ?

R. – Le Rideau qui sépare le Débir de l’Hekhal.

D. – Que représente ce Rideau ?

R. – Il figure le Voile Cosmique qui dissimule le Trône (« Mercaba ») et le Delta rayonnant, symbolisant le GADLU. Il représente aussi ce qui nous sépare des Maîtres Inconnus, passés à l’Or. Et., qui continuent à diriger nos Trav., grâce à la Tradition fidèlement suivie.

D. – Qu’avez-vous aperçu encore dans la Ch. du Mil. ?

R. – Le Tombeau de notre R. M. Hiram, éclairé par une faible Lumière.

D. – Quelles étaient ses dimensions ?

R. – Trois pieds de largeur, Cinq de profondeur et Sept de longueur.

D. – Qui était le R. M. Hiram ?

R. – Un homme célèbre dans la connaissance de l’Architecture et dans l’art de fondre et de façonner les métaux, auquel Salomon avait confié la direction de ouvriers chargés d’édifier le Temple à la Gloire du GADLU.

D. – Quelle fut sa fin ?

R. – Notre R. M. Hiram tomba sous les coups de trois mauvais Comp. qui voulaient obtenir par la violence les prérogatives qui ne peuvent être accordées qu’au mérite.

D. – Comment avez-vous été informé de cet événement funeste ?

R. – Par la tradition de nos prédécesseurs.

D. – Ce récit ne serait-il pas allégorique ?

R. – Je le suppose, car les textes bibliques qui nous parlent d’Hiram ne font aucune allusion à sa fin.

D. – Quelle peut donc en être la signification ?

R. – Envisagé comme Rite Solaire, le drame d’Hiram peut se référer à la marche apparente du Soleil : les trois meurtriers seraient alors les trois derniers mois de l’année, pendant lesquels le Soleil descend dans les signes inférieurs et semble fuir à jamais notre hémisphère. Cependant, après le Solstice d’hiver, on le voit se relever et bientôt il reparait dans tout son éclat. De manière analogue, nous voyons notre R. M. Hiram sortir de son tombeau et revenir à une vie nouvelle.

D. – Ne pensez-vous pas que la fin d’Hiram puisse être interprétée aussi comme un avertissement à l’adresse des Maîtres Maçons ?

R. – En effet, le fait que les trois mauvais Comp. soient représentés par les trois principaux Officiers de la Loge nous amène à penser à leur insuffisance dans l’exercice de leurs fonctions, ce qui causerait la ruine de l’Atelier et affaiblirait l’Ordre maç. tout entier.

Le 2nd Surv., porteur du Fil à Plomb, qui devrait être particulièrement instruit dans le Symbolisme et la Tradition de la F.M., se trouve parfois dans un état de complète Ignorance ;

Le 1er Surv., porteur du Niveau, qui devrait exercer un contrôle éclairé sur les Trav. de ses FF, peut leur faire subir, par contre, une contrainte étouffante, à cause de son Fanatisme ;

Le T.V.M., enfin, qui devrait diriger les Trav. avec un dévouement total, peut être, parfois, préoccupé par des visées personnelles, dérivées de son Ambition. Son Maillet, symbole de son autorité fraternelle, devient alors l’instrument par lequel Hiram est abattu.

Le Tombeau d’Hiram renferme toutes les traditions perdues. Mais Hiram ressuscitera !

L’initiation y sera, malgré tout, préservée et sa pérennité est symbolisée par la Branche d’Acacia qui verdit sur ce Tombeau.

D. – Ne peut-on pas attribuer au Mythe d’Hiram une signification plus générale ?

R. – Certes. Il peut suggérer que ceux qui œuvrent pour le progrès de l’Humanité ont des adversaires et doivent résister à leurs menaces. Il apprend aux Francs-Maçons, qui édifient le Temple de la Fraternité humaine, que leur travail comporte une lutte continuelle contre l’Ignorance, le Fanatisme et l’Ambition, que représentent les trois mauvais Comp.

Hiram apparait alors comme l’Homme du Devoir, prêt à tout lui sacrifier, même la vie ; le Penseur, bâillonné par les tenants des routines et les suppôts du faux-ordre établi ; le Juste, qui souffre et périt pour une noble cause ; le Libérateur, qui succombe pour affranchir l’Humanité et qui revient toujours poursuivre son combat.

D. – Comment, dans nos Mystères, s’opère la résurrection d’Hiram ?

R. – Par le concours de trois Maîtres Maçons éclairés et fidèles.

D. – Dites-moi comment ils s’y prennent.

R. – Le T.V.M. et les deux Surv. se rendent auprès du cadavre pour le relever et le retirer du tombeau.

Le 2nd Surv., en lui prenant la main avec l’att. d’App., sent qu’il lui échappe, parce que « La chair quitte les os ».

Le 1er Surv., en lui prenant la main avec l’att. de Comp., ne réussit pas davantage, car « Tout se désunit ».

Mais, ayant réuni, tous les trois, leurs efforts, ils parviennent à le mettre debout par « les Cinq Points Parfaits de la Maîtrise » et saluent avec joie son retour à la vie.

D. – Dans quel dessein pensez-vous que le grade de Maître ait été institué ?

R. – Pour combattre les préjugés qui s’opposent au développement des connaissances humaines ; pour briser le joug de l’Ignorance, du Fanatisme et de l’Ambition déréglée, et pour établir le règne de la Liberté, de l’Egalité et de la Fraternité.

D. – Les deux premiers degrés de la F.M. ne se proposent-ils pas le même but ?

R. – Oui, sans doute ; mais ils sont plus spécialement destinés à instruire et à préparer l’initié, pour le mettre en état d’accomplir par la suite cet important dessein.

D. – Comment voyagent les Maîtres Maçons ?

R. – De l’Orient à l’Occident et de l’Occident à l’Orient et par toute la terre.

D. – Dans quel but ?

R. – Pour chercher ce qui a été perdu, rassembler ce qui est épars et répandre partout la Lumière.

D. – Qu’est-ce qui a été perdu ?

R. – Les secrets véritables des Maîtres maçons.

D. – Comment ont-ils été perdus ?

R. – Par « Trois Grands Coups », qui ont causé la fin tragique de notre R.M. Hiram.

D. – De quelle manière avez-vous été reçu Maître Maçon ?

R. – Par les Cinq Points Parfaits de la Maîtrise et par le Mot Sacré substitué que m’a communiqué le T.V.M.

D. – Que peut signifier ce Mot ?

R. – Les significations qui lui sont attribuées habituellement sont diverses. Si on l’interprète d’après l’hébreu, tout comme les autres mots de nos Rituels, « M. b. » a le sens de « Poseur de Pierres polies » et, par extension, de « Constructeur, ou Ordonnateur ». Le mot « M. B. » signifie : « Chef des Constructeurs, ou Architecte ». On peut en déduire que les deux versions tendent à la même signification.

D’après la légende du Grade, il avait été convenu que le premier mot qui aurait échappé en découvrant le cadavre d’Hiram : « C’est l’Architecte ! », serait adopté comme Mot Sacré, substitué au Mot véritable, connu d’Hiram et perdu avec lui.

D. – Quels sont les autres moyens de reconnaissance des Maîtres ?

R. – L’Attouchement, le M. de P., le Signe d’Ordre, le Signe Pénal, le Signe d’Horreur et le Signe de Détresse.

D. – Donnez-moi le M. de P.

R. – T…

D. – Que signifie ce mot ?

R. – C’est le nom de l’artisan mythique qui, le premier sut mettre en œuvre les métaux ; il suggère « la possession du monde ».

D. – Que peuvent signifier les pas de la marche du Maître ?

R. – Tandis que les pas de l’App. et du Comp. se font au ras du sol, ceux du M. enjambant le corps d’Hiram, décrivent une courbe qu’on trace avec un Compas : c’est donc le passage de l’Equerre au Compas, du domaine du tangible à celui des idées.

Enfin, le passage du Maître par-dessus le Tombeau fait allusion aux plus grands mystères, sur lesquels il convient de méditer en silence.

D. – Quel âge avez-vous ?

R. – 7 ans et plus.

D. – Que veut dire cela ?

R. – Le nombre 7 symbolise la Connaissance, « et plus » indique que cette connaissance doit s’accroître indéfiniment.

D. – Par quels instruments d’Architecture avez-vous été éprouvé lors de votre élévation à la Maitrise ?

R. – « Par l’Equerre et le Compas ».

D. – Si un Maître était perdu, où le retrouverait-on ?

R. – Entre l’Equerre et le Compas, ou bien Au Centre du Cercle.

D. – Exécutez la Batterie du troisième degré.

R. – (On exécute) ••• ••• •••

D. – Quelle est l’acclamation ?

R. – Houzzaï, Houzzaï, Houzzaï
Liberté, Egalité, Fraternité !

D. – Quelle en est la signification ?

R . – Houzzaï est une acclamation de joie et d’approbation qui correspond à : “Hourra ou Vivat”.

Liberté, Egalité, Fraternité est la devise dont s’inspire le Franc-Maçon dans son comportement dans le Temple et dans son action dans le monde profane.

D. – Que feriez-vous si, étant en grand danger, vous réclamiez le secours de vos Frères ?

R. – On exécute le « Signe de Détresse » en s’exclamant : A. M. L. E. D. L. V. !

Le T. V. M.

– Et vos FF. ne manqueront jamais de répondre à votre appel !

Fin de l’instruction 3ème degré REAA.

Pour aller plus loin :

Modif. le 23 avril 2021

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