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Nekam : planche au 9ème degré REAA

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Nekam : quelle est la signification du mot sacré au grade de Maître Elu des Neuf ? Quel symbolisme ? Voici une planche au 9ème degré REAA.

Nekam ou Necum est le mot sacré du neuvième degré. Il signifie « vengeance » en hébreu et s’épelle en deux syllables :

Q. – Que signifient ces lettres « N » et « C » ?
R. – Nekam (NeCum), qui signifie vengeance.

Rituel de Maître Elu des Neuf

La réponse à ce mot sacré est Nekah, qui signifie « blessure ».

Nekam ou Naqam est un mot présent dans l’Ancien Testament, notamment dans le verset suivant :

Si vous méprisez mes lois, je ferai venir contre vous l’épée, qui vengera (Naqam) mon alliance.

Lévitique 26, 25

Vue sous cet angle, la vengeance est un juste retour des choses ; elle s’exprime par l’épée qui poursuit toujours le crime, qui tranche, qui rééquilibre, qui rétablit la loi divine.

Mais au neuvième degré du R.E.A.A., la vengeance n’est pas que justice. Elle véhicule un symbolisme ambivalent, qui va jusqu’à la passion incontrôlable.

Nekam : voici donc une planche au 9ème degré R.E.A.A.

La légende du degré décrit la manière dont Johaben retrouve le traitre Abiram et le tue. Lorsqu’il pénètre dans la caverne, il aperçoit Abiram assoupi, dérobe son poignard et le frappe à la tête puis au coeur. Avant de mourir, Abiram prononce le mot « Nekam ».

À la lumière d’une lampe qui brûlait à l’intérieur, il vit le meurtrier se reposant, couché sur le dos, un poignard à ses pieds. Oubliant les instructions de Salomon, Johaben se saisit du poignard et frappa au front, puis au cœur le meurtrier. Celui-ci se redressa brusquement, mais s’écroula mort aux pieds de Johaben, après avoir prononcé le mot NEKAM.

Le fait que le mot « Nekam » (vengeance) soit prononcé par Abiram est particulièrement étonnant. On s’attend en effet à ce que ce mot soit prononcé par Johaben, puisque c’est lui qui vient chercher vengeance… Les rôles semblent donc inversés.

En réalité, Abiram se conduit en miroir de Johaben. Bien qu’en conflit, les deux personnages semblent donc proches, semblables voire interchangeables : ils représentent les deux facettes d’un même ego déréglé. Les deux manient le poignard, les deux commettent un homicide, les deux désobéissent, les deux sombrent dans la léthargie…

Ainsi, en pénétrant dans la caverne, Johaben se rencontre lui-même. La vengeance se retourne contre sa propre personne, preuve qu’il a mal compris l’enjeu de la quête et mal interprété la demande de Salomon.

Le signe de reconnaissance du neuvième degré est double :

  • premier signe : il consiste à faire le mouvement de frapper au front le tuileur avec un poignard. La réponse se fait en portant ses mains au front comme pour s’assurer qu’il n’est pas ensanglanté,
  • second signe : il consiste à lever le bras pour frapper au cœur le tuileur en prononçant « Nekam ». En réponse, on porte la main droite sur le cœur en disant « Nekah » (blessure).

On le voit, le premier signe, qui consiste à frapper au front (emplacement du cerveau) ne produit pas de blessure, mais plutôt une prise de conscience puisque le frère se porte les mains à la tête.

A l’inverse, le second signe, qui consiste à frapper le coeur, produit une blessure.

Si l’on part du principe que la personne qui donne le coup et celle qui le reçoit sont la même, alors c’est le premier coup, donné au front, qui permet de progresser sans s’infliger de blessure. Autrement dit, c’est bien le mental qu’il faut viser, percer et visiter, et non le coeur, qui représente l’énergie d’Amour et d’acceptation de notre nature véritable.

Or Johaben frappe indifféremment la tête et le coeur. De toute évidence, en tuant Abiram, il s’inflige une blessure à lui-même, qu’il devra trouver le moyen de réparer…

Voir aussi notre liste de planches du 5ème au 12ème degré

Modif. le 16 mai 2024

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