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La vie : définition scientifique et philosophique

vie définition scientifique et philosophique

La vie : définition philosophique sur la base d’une approche scientifique. Comment approcher le phénomène de la vie et ses mystères ?

La vie s’est développée sur Terre grâce à l’eau, à l’énergie et aux nutriments.

La vie inscrit son histoire dans l’arbre de l’évolution (arbre phylogénétique divisé en branches, classes et ordres) : tous les êtres vivants descendent d’un tronc commun, en l’occurrence de la première cellule eucaryote, organisme archaïque dans lequel le noyau est séparé du cytoplasme.

Au XVIIIème siècle, Bichat définit la vie comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort ». D’autres scientifiques ont par la suite tenté de définir le phénomène de la vie, sans jamais arriver à une définition satisfaisante ni définitive.

La vie est un mystère qu’il est possible de décrire scientifiquement, mais sans pouvoir en tirer de loi claire, les exceptions et particularités étant nombreuses.

Tentons une définition philosophique de la vie.

La vie : définition scientifique.

Définition : La vie est un phénomène par lequel l’individu (être vivant) puise de l’énergie dans son environnement, la transforme, métabolise et excrète. La vie crée ainsi sa propre substance, qu’elle tire de son environnement et qu’elle régénère sans cesse. La vie se nourrit donc de la matière inerte, qu’elle active et anime.

Plus précisément, la vie présente les caractéristiques suivantes :

Mais cette approche scientifique n’est que descriptive : elle relève de l’expérience et non de la connaissance.

En réalité, la science est impuissante à expliquer la vie, son émergence, et ce qui la sous-tend. C’est alors que la philosophie prend le relais.

La vie : définition philosophique.

Sur le plan philosophique, évoquer la vie c’est s’interroger sur son mécanisme, mais aussi et surtout sur sa nature et son mystère.

Deux grands courants philosophiques s’opposent :

Ainsi, la vie peut être vue comme naturelle ou surnaturelle, intérieure ou extérieure à la matière.

Au-delà de ces deux approches, la vie apparaît comme une force (ou une énergie) dont le pouvoir adaptatif interroge la notion d’intelligence. Cette intelligence s’appuie nécessairement sur une forme de conscience, immédiate ou diffuse, individuelle ou globale, mais toujours tendue vers un objectif d’ordre et d’organisation.

La vie : un certain rapport à la matière.

Au final, la définition philosophique de la vie pourrait être : force capable de modeler son environnement, instaurant en cela un certain rapport à la matière.

La vie pourrait être vue comme la matière tentant de s’affranchir de la matière.

En réalité, la vie ne s’oppose pas à la matière mais s’en nourrit. De même, elle n’est pas en lutte contre son environnement, mais tente d’en tirer parti et de le modeler. La vie épouse par exemple les cycles (cycle de l’eau, de la matière, de la lumière et de l’air).

La vie cherche toujours à conquérir de nouveaux espaces, malgré les difficultés et les risques. Elle est observation, apprentissage, persévérance, adaptation, progrès, transmission et sacrifice : des valeurs que l’on retrouve chez toutes les espèces, dont l’Homme.

Certes, la vie se caractérise par des luttes intestines (prédation, guerre…) mais qui semblent, au final, lui profiter.

La vie est paradoxale, car elle est à la fois :

Ces couples de termes opposés montrent la « souplesse » de la vie. Leur symétrie rappelle la physionomie des êtres vivants : la vie semble être cette force qui répartit la matière selon un axe central évoquant la beauté, la sagesse et l’équilibre harmonieux.

Lire aussi notre article : Quel est le sens de la vie ?

Une définition philosophique de la vie à travers la mort.

Face aux agressions de l’environnement, la vie mène un combat perdu d’avance : à terme, tous les individus sont condamnés.

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Mais paradoxalement, chaque cellule et chaque individu a développé une capacité à programmer ou déclencher sa propre mort : c’est le « suicide cellulaire », le vieillissement ou la stérilité.

Ainsi, la vie sait utiliser la mort pour aller plus loin : sa pérennité globale se fonde sur la maîtrise d’un équilibre d’autodestruction et de renouvellement, de mort et de vie.

Alors que Bichat définissait la vie comme « l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort », il est aujourd’hui possible de dire que « la vie est l’ensemble des fonctions capables d’utiliser la mort » (Henri Atlan).

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