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Métaphysique et spiritualité

métaphysique et spiritualité

Métaphysique et spiritualité : quelle différence, quelle relation ? La métaphysique est-elle l’autre nom de la spiritualité ?

La métaphysique est une branche fondamentale de la philosophie, qui questionne les grands mystères de l’univers et de l’existence : l’être, l’esprit, la conscience, la vie, l’origine du monde, le cosmos.

« Métaphysique » signifie littéralement : ce qui est « au-delà du physique » ou « au-delà de la matière ».

Alors que la physique étudie la Nature et ses phénomènes, la métaphysique s’intéresse à ce qui est au-delà de la Nature, c’est-à-dire au-delà des choses palpables, au-delà des apparences, au-delà de ce qui est saisissable par les sens. La métaphysique est donc la science de l’immatériel et de l’invisible.

Ainsi la métaphysique est une sorte de pré-science qui s’intéresse au domaine de l’esprit. Elle vise à la connaissance du suprasensible : c’est une réflexion rationnelle, mais fondée uniquement sur des idées, et non des éléments matériels.

Quant à la spiritualité, elle est une quête qui se situe entre la raison et l’intuition. C’est une démarche qui se nourrit d’une réflexion métaphysique, mais aussi de différentes pratiques, croyances et traditions plus ou moins anciennes.

La spiritualité est en réalité très proche de la métaphysique. Elle se fonde sur la raison mais va au-delà ; elle constitue une démarche de transformation et d’élévation personnelle.

La spiritualité touche à ce qu’il y a de plus intime en l’être humain : l’individu est face à lui-même, il s’interroge sur le sens de sa vie et sur sa place dans l’univers. Il cherche à établir un nouveau lien avec le Tout, qui peut aussi être appelé “Dieu”.

Tentons d’entrer plus profondément dans le rapport entre métaphysique et spiritualité.

Métaphysique et spiritualité : un lien étroit.

Métaphysique et spiritualité ont en commun d’interroger ce qui est au-delà du temps, de l’espace et de la matière.

Il s’agit donc dans les deux cas d’une recherche du non-conditionné, du non-causé, ou encore de l’éternel, de l’universel, de l’illimité. On remarquera que ces termes rappellent les caractéristiques du « Tout » ou de « Dieu », ce dernier étant total, parfait, achevé.

Illustrons cela par un exemple précis, celui de l’amour.

Un exemple : le thème de l’amour.

Il y a différentes manières d’aborder le thème de l’amour :

Métaphysique et spiritualité s’intéressent donc aux principes cosmiques dans leur aspect inconditionné et absolu. Il s’agit d’étudier la mécanique du monde non pas dans ses mouvements, mais dans sa stabilité.

Notons que l’absolu est ce qui existe par soi-même, sans dépendance par rapport à autre chose : nous sommes bien dans l’inconditionnel et l’indéterminé.

Unité et dualité.

Alors que les sciences s’inscrivent dans la dualité (étude de ce qui bouge, de ce qui évolue, de ce qui se différencie), la métaphysique s’inscrit dans l’unité de l’absolu.

Or cette idée d’absolu unitaire peut poser problème. En effet, l’être humain ne peut réfléchir qu’en comparant des idées : la réflexion ne peut s’extraire de la dualité. C’est ainsi que certains considèrent toute réflexion métaphysique comme impossible ou vide.

En réalité, l’unité métaphysique ne s’oppose pas à la dualité, mais la contient, un peu à l’image du taijitu (symbole du yin et du yang), figure unitaire qui englobe une partie noire et une partie blanche.

La métaphysique n’a donc pas pour but de nier ou d’effacer la matière, mais de la comprendre sous son aspect unitaire. Ce qui oblige le cherchant à prendre du recul sur tout phénomène manifesté, sur le temps, sur la matière et sur lui-même. Cela nécessite d’accéder à un niveau de conscience plus élevé.

La spiritualité se fixe le même objectif. Elle propose des moyens intuitifs complémentaires à ceux de la philosophie, tels que le lâcher-prise ou la pratique du silence méditatif.

Poussée jusqu’aux limites humaines, la spiritualité propose l’entrée dans un monde de plénitude où l’être fusionne avec le cosmos. C’est là, dans cet éternel présent, que l’être éveillé accède à une certaine forme d’immortalité.

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