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Le monde existe-t-il ?

le monde existe-t-il ?

Le monde existe-t-il ? Quelles sont les preuves de l’existence du monde ? Peut-on voir le monde tel qu’il est ?

La question « le monde existe-t-il ? » pose deux types de problèmes :

Par ailleurs, savoir si le monde existe interroge sa nature : 

Il s’agira donc de s’interroger sur les rapports entre esprit et matière, sur notre rapport aux choses, mais aussi et surtout notre rapport à nous-mêmes.

Ce qui nous amènera à aborder des notions telles que la réalité, l’illusion ou encore la conscience.

Le monde existe-t-il ? Tentons de répondre à cette question.

Lire aussi notre article : La différence entre existence et essence.

Le monde existe-t-il en dehors de nous ?

Ici, plusieurs théories philosophiques s’opposent :

Il est délicat de choisir entre ces deux théories, même si notre expérience d’être humain vivant sur la Terre semble montrer qu’il existe bel et bien une réalité extérieure à nous.

Ce sentiment d’une réalité « en dehors » pourrait bien être causé par le fonctionnement de notre psychisme, autrement dit par notre ego.

L’ego, sujet pensant et conscient de lui-même, fonctionne sur une logique de séparation : il y a moi et les autres, moi et le reste du monde. L’ego nous amène à nous voir comme autonomes, distincts : ainsi naît le monde dans notre esprit.

Ce fonctionnement de l’ego est typiquement humain. Les végétaux et les animaux n’ont pas d’ego, ils ne se construisent pas d’identité, ne jouent pas de rôle. Par conséquent, le monde (monde extérieur, ou monde tout court) n’existe pas pour eux. Leur expérience de la vie s’inscrit dans une continuité entre eux et le « reste ». D’ailleurs, les animaux ne se posent même pas la question de savoir si le monde existe…

La question de l’existence du monde est donc le propre de l’espèce humaine : elle est liée à la forme de vie et de conscience qui nous caractérise.

Approfondir notre perception du monde.

Dans l’Allégorie de la caverne, Platon nous incite à sortir de nos perceptions sensibles, sources d’erreur et d’illusion, pour entrer dans le monde des idées vraies : celui de la raison.

Cette posture ne nie pas l’existence du monde ; au contraire, elle tente de l’aborder par la logique, reflet de l’ordre vrai : c’est donc un idéalisme réaliste, dont l’intérêt est de tenter de dépasser toute subjectivité.

Mais cette théorie tend à créer un monde parallèle, constitué de concepts abstraits, déconnectés de l’expérience humaine terrestre…

D’autres théories philosophiques tentent de contourner le caractère subjectif de nos perceptions :

Le monde existe-t-il ? La conscience d’un monde-Tout.

Si nous parvenons à dépasser notre ego, nous pouvons accéder à une autre manière de percevoir le monde, bien différente de la vision d’un monde extérieur à nous. Ce monde devient « Tout », un Tout dont nous faisons intégralement, viscéralement partie.

Ceci permet l’émergence d’une conscience purifiée de toute connotation individuelle.

Sur le plan philosophique et spirituel, cette vision encourage à développer un rapport sain au monde. Il s’agit :

Adopter un rapport sain au monde, c’est avant tout adopter un rapport sain à soi-même : c’est se méfier du fonctionnement de son mental, de ses réflexes psychiques, de ses idées reçues.

A ce titre, l’effort de connaissance de soi est d’une importance capitale :

Connais-toi toi même et tu connaîtras l’univers et les dieux (inscription sur le fronton du Temple de Delphes)

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Vers l’Être-monde.

Dire que le monde n’est qu’un rêve serait osé, et certainement faux. En effet, le rêve implique l’existence d’un rêveur : Je pense donc je suis (Descartes), et si je suis, c’est que le monde existe.

On peut donc affirmer que le monde existe (dans le cas contraire nous ne serions pas là pour en débattre…), mais il conviendra de travailler sur notre perception du monde, sur nos représentations.

Car ce qui est sûr, c’est que le monde n’existe pas tel que nous le percevons. Pour accéder à la réalité du monde, il est nécessaire de dépasser les limites de notre « moi » pour marcher vers notre « soi« , autrement dit notre être universel, éternel, illimité.

Ce « soi », c’est donc l’Être-monde, l’Être-Un, non séparé du Tout. Cet être est à la fois idéal et parfaitement concret : il est notre nature même, notre condition d’être vivant sur la Terre, au carrefour des causes de l’univers.

L’Être-monde épouse le monde, fusionne avec lui, au-delà de toute illusion de séparation. En lui se réconcilient dualité et unité, matière et esprit, être et non-être, vérité et illusion, dedans et dehors, transcendance et immanence.

Cet être rappelle Adam, le premier homme créé à l’image de Dieu, l’androgyne ou encore l’Ouroboros (le serpent qui se mord la queue) : à la fois créature et créateur.

Pour aller plus loin :

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