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Ça, moi et surmoi : définitions

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Que sont le ça, le moi et le surmoi ? Définition. Sur quoi repose la théorie psychanalytique de Freud ? Ces concepts relèvent-il du conscient ou de l’inconscient ?

Ça, moi et surmoi sont des concepts fondateurs de la théorie psychanalytique de Freud (1856-1939), par lesquels le célèbre penseur a tenté d’approcher « l’appareil de l’âme« .

Ces trois termes désignent des trois instances psychiques présentes en tout être humain, et qui déterminent en grande partie nos pensées et notre comportement.

Le ça, le moi et le surmoi sont des forces tantôt équilibrées, tantôt opposées, qui peuvent aussi bien causer bien-être que mal-être chez le sujet.

Tentons une définition simple du ça, du moi et du surmoi.

Lire aussi notre article : Inconscient, subconscient : définition et différence.

Le « ça » : définition.

Le « ça » est le point de départ de la vie psychique : c’est le réservoir primaire de l’énergie mentale.

Lieu de chaos, « marmite bouillonnante », le ça désigne les instincts, les pulsions, les envies, les désirs et de manière générale toutes les forces qui tendent à satisfaire les besoins physiques et psychiques irrépressibles de l’individu. Le « ça » cherche la satisfaction et le plaisir.

Le « ça » nous parle de différents instincts difficiles à maîtriser :

Par ailleurs, le ça présente des caractéristiques bien particulières :

Quant à l’origine du ça, elle plonge loin dans le passé de l’espèce. Les instincts sont largement inscrits dans nos gènes, même si certains se développent au cours de la vie.

Enfin, le siège du ça est le cerveau reptilien, siège des instincts et des réflexes.

Le « surmoi » : définition.

Le « surmoi » désigne la prise en compte de ce qui a été intériorisé à travers l’éducation reçue. Il s’agit d’un ensemble de valeurs apprises, notamment dans le cercle familial, qui correspondent à la morale, au bien, et à ce qui permet d’être reconnu et aimé au niveau de la société.

Le surmoi se forme tout au long de la première partie de la vie par l’intériorisation et l’acceptation des règles et des interdits. A l’âge adulte, le surmoi constitue la loi intérieure qui fonde l’individu. C’est le « gendarme intérieur ».

Les caractéristiques du surmoi sont les suivantes :

L’idéal du moi.

Une autre instance, proche et souvent incluse dans le surmoi, peut être prise en compte dans l’approche du psychisme humain : il s’agit de l’idéal du moi.

L’idéal du moi décrit les intérêts narcissiques de l’individu : c’est un modèle de référence que la personne espère atteindre, par exemple un parent auquel on s’identifie.

Alors que le surmoi est « tu ne dois pas », l’idéal du moi est « tu devrais ».

Remarque : L’idéal du moi est à ne pas confondre avec le Moi idéal, qui est une identification imaginaire à un personnage prestigieux ou fabuleux.

Une lutte permanente.

Le « ça » et le « surmoi » sont en lutte permanente. Il s’agit d’un conflit perpétuel entre les pulsions qui émergent sans cesse, et la loi morale intériorisée.

Le « moi » : définition.

Le « moi » est l’instance qui fait le lien entre le ça et le surmoi, et aussi avec la réalité.

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En effet, le moi a pour fonction de s’adapter au réel (le monde extérieur, les situations et les contraintes qui vont à l’encontre des besoins du ça), tout en gérant les instincts (le ça) et la loi intérieure (le surmoi).

Le moi tend vers l’utile, ou du moins vers la moins mauvaise solution. Il oeuvre pour l’auto-conservation, cherchant à limiter les dégâts, dans l’intérêt de l’individu pris dans son ensemble.

Les caractéristiques du moi sont les suivantes :

Le moi puise dans le surmoi pour tenter de créer des mécanismes de renoncement aux pulsions (conscients ou inconscients), sans générer une trop grande frustration. La substitution de l’autorité des pulsions par l’autorité du gendarme intérieur peut permettre de canaliser la force psychique du ça.

Le moi joue donc le rôle de médiateur.

Ça, moi et surmoi : résumé et exemple.

Pour résumer, on pourrait dire que :

Prenons un exemple :

Schéma moi, surmoi, ça.

Les trois instances de Freud sont souvent représentées à travers un schéma représentant un iceberg (ci-dessous).

Ce schéma a pour principal intérêt de distinguer la partie consciente et inconsciente de notre psychisme, c’est-à-dire maîtrisée et non-maîtrisée. On constate que la partie émergée de l’iceberg, pleinement consciente des mécanismes qui sont à l’oeuvre, est au final très réduite.

Et le « soi » dans tout ça ?

Dans la psychologie analytique de Jung, le « soi » désigne tous les constituants du psychisme qui fondent l’individu, conscients et inconscients. Jung appelle “processus d’individuation” le chemin qu’un individu emprunte pour devenir conscient de la totalité de ce qu’il est.

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